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L'aube rouge Saison 1, Chapitre 11

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Posté 24 juillet 2012 - 20:00

http://nsa22.casimages.com/img/2012/04/25/120425105306750572.png


~ L'aube rouge ~
Déroulement et conséquences d'une matinée tragique


En 4992, Jochka était une petite colonie minière en bordure de l’espace frontalier de la Grande Coalition. La population locale, majoritairement constituée de Sells et d’Humains, avait dépassé, deux ans auparavant, la barrière symbolique des deux millions. Elle put ainsi passer du statut d’avant-poste à celui de jeune colonie et espérer l’installation d’une centrale à fusion nucléaire dans les cinq prochaines années pour permettre, entre autres, de stabiliser le flux du portail spatial et asseoir les capacités énergétiques de la colonie. Jusque ici, les voyages par le portail étaient risqués à cause des interférences magnétiques de la géante bleue du système voisin. L’économie de la planète reposait avant tout sur l’extraction du minerai de gyzréite ferreuse que les vaisseaux-cargos korrosiens emportaient régulièrement vers les centres de traitement et les usines d’Anarès. Bien que promise à un bel avenir en raison des richesses encore non-exploitées qu’elle renfermait et de sa position près des voies commerciales de la Coalition, Jochka restait encore une colonie très modeste comme celles qui étaient devenues célèbres après les succès de certains films comme « Pale Spacer » ou « L’humain des hautes plaines ».

Ils arrivèrent à l’aube. Alors que la majorité des colons dormait encore, une dizaine de vaisseaux sortirent d’hyper-espace à proximité de l’orbite de la planète. Le centre de contrôle du spatioport les repéra immédiatement et l’équipe de nuit tenta d’entrer en contact avec ces appareils, inattendus selon les plannings de vol, pour les identifier. Rompant avec les procédures standards, les vaisseaux entamèrent aussitôt leur descente dans l’atmosphère au lieu de se placer en orbite géostationnaire pour en attendre l’autorisation d'atterrir. Alors que leur altitude n’était plus que de vingt mille mètres, les capteurs atmosphériques détectèrent l’apparition d’une demi-douzaine de signaux plus petits et beaucoup plus rapides. Il fallut une trentaine de secondes à l’équipe du spatioport pour réaliser qu’il s’agissait de missiles, appelés missiles moustiques. Bon marché, ils ne causaient pas d'incommensurables destructions en petit nombre. Cependant, le tir de barrage pulvérisa la plupart des installations du spatioport, réduisant en cendres les capteurs et les antennes de communication longue-distance, annihilant dans le même temps les bâtiments du centre de contrôle et les hangars. Alors que les colons sortaient de leurs habitations, réveillés brutalement par les explosions, les vaisseaux inconnus se plaçaient en vol stationnaire au dessus de la colonie principale en ouvrant le feu sur les véhicules et les systèmes de distribution d’énergie tandis que de leurs flancs étaient lancés des chasseurs. Alors que vaisseaux et chasseurs s'acharnaient sur la zone industrielle de Joshka, d’autres tiraient au hasard, dans les rues, ou sur les bâtiments des principaux secteurs d’habitation. Le chaos était total. Les unités de maintien de l’ordre, les seules troupes officielles de la coalition présentes sur la colonie, ne purent faire grand-chose face à la puissance de feu largement supérieure des assaillants. Bien vite, ils succombèrent sous le raz de marée des forces ennemies. L’attaque dura trois heures environ, le temps pour les attaquants de piller les entrepôts de Gyzréite, les réserves d’équipements et les silos de nourriture.

http://img859.imageshack.us/img859/4475/attaquepiscilens.jpg
Quand enfin le calme revint, tandis que les bâtiments en flamme crachaient d’immenses panaches de fumée dans le ciel limpide de la planète, les colons, encore hébétés, commencèrent à s’organiser pour porter assistance aux blessés, éteindre les incendies et faire le bilan de cette tragique matinée. Plus de cent cinquante mille colons avaient perdu la vie, et presque le double avait été blessé. Les infrastructures de la colonie étaient dans leur majorité détruites ou inutilisables. Le portail spatial était intact, mais seuls les systèmes énergétiques de secours fonctionnaient encore. Ils suffisaient à peine pour faire fonctionner ce qui restait de l’hôpital et les excavatrices légères utilisées pour porter secours aux victimes coincées sous les débris des bâtiments effondrés. Les systèmes de communication ayant tous été détruits, aucun secours n’était à attendre avant l’arrivée du prochain vol de ravitaillement. Pourtant les colons ne désespérèrent pas et commencèrent à rebâtir avec le peu de ressource à leur disposition. Pendant ce temps, certains enquêteurs des forces de sécurité de Jochka ayant survécu commencèrent à récolter des indices quant à l’identité des pillards. L’analyse des systèmes de surveillance de la mine principale ne laissait planer aucun doute : les pillards étaient des Piscilliens. Leurs fantassins étaient clairement visibles et identifiables grâce à leurs systèmes de survie tandis qu’ils chargeaient des containers remplis à raz bord de minerai à bord de leurs barges d’assaut. Ce n’est que deux semaines plus tard, quand le vaisseau-cargo Pandore, se posa sur Jochka que la Grande Coalition appris finalement la stupéfiante nouvelle.

Le Sénat de la Grande Coalition était en pleine effervescence dans les mois qui suivirent le raid piscillien de Jochka, d’autant plus que cinq autres colonies frontalières avaient subi le même sort. Le coût en vies coalisées avait dépassé la barre du million, même si en réalité on estimait que plusieurs dizaines de milliers de colons n’étaient pas morts sous les débris, mais ils avaient probablement été emmenés par les Piscilliens, peut-être comme esclave ou otages en cas de représailles. Pourtant, à l’indignation générale, la riposte de la Grande Coalition fut à peine symbolique. Le Sénat coalisé transmit une plainte officielle au gouvernement piscillien avec une sommation de fournir une réponse dans les délais les plus brefs. Les Piscilliens répondirent finalement en affirmant que ces pillards étaient sans le moindre doute affiliés à des groupes criminels qui n’opéraient jusqu’à présent qu’au sein de l’espace territorial piscillien. Le gouvernement proposa néanmoins de mener une enquête pour retrouver et punir les coupables si la Grande Coalition pouvait leur transmettre toutes les informations dont ils disposaient afin de monter un dossier d’accusation efficace. Le Sénat ne pouvait qu’accepter de laisser le gouvernement piscillien faire justice sur son propre territoire d’autant que celui-ci refusait la présence de tout enquêteur coalisé dans ses frontières, ne serait-ce que comme agent de liaison entre la commission judiciaire coalisée et le ministère de la justice piscillien.

De nombreuses voix s’élevèrent au Sénat, et bien plus encore parmi le peuple, pour dénoncer cet accord qui ne satisfaisait que les Piscilliens et qui laissait la Grande Coalition dans l’expectative. La phrase du sénateur humain Tcherkov resta célèbre : «Après Jochka et les autres, c’est au tour de la justice d’être la victime des Piscilliens». Pourtant le Sénat se contenta de cet état de fait. Plus encore que leurs concitoyens, les sénateurs savaient que la Grande Coalition n’avait pas d’autres options que la voie légale et administrative qui impliquaient de respecter la souveraineté piscillienne et de laisser leur justice suivre son cours. Néanmoins, plusieurs sénateurs déneriens annoncèrent qu’étant donné les risques encourus par leur population, dont le territoire historique se trouvait le plus près de l’espace piscillien, il convenait de créer une commission sénatoriale à la défense du territoire afin d’anticiper toute nouvelle incursion de pillards piscilliens. Cette commission ne fut votée qu’à une très courte majorité et les budgets alloués ne permettaient au mieux que de déployer une poignée de satellites de surveillance à la frontière pour détecter les mouvements hyper-spatiaux. Tout le monde espérait que la situation serait rapidement sous contrôle et que le gouvernement piscillien ramènerait de l’ordre sur ses frontières.

Pourtant, sur Anarès, on ne partageait pas l’optimisme du Sénat. Comme tous les organismes gouvernementaux des autres espèces, la Curie dénerienne avait disparu depuis la Grande Réforme de 4638, en revanche les décisions de la Curie planétaire d’Anarès restaient une référence pour la plupart des Déneriens ainsi que pour les planètes où leur population était majoritaire, d'autant plus avec l'installation d'un sentiment général d'inquiétude. Les autres espèces avaient oublié l’idée même de conflit mais les Déneriens se targuent, à juste titre d'ailleurs, de ne rien oublier, et leur passé riche de combats leur soufflait que ce n’était sans doute que le début. Les Curies d’Anarès, de Marsa et de Bellonem votèrent l’envoi sur fonds propres de sondes d’espionnage furtives par delà la frontière mais avec l’interdiction formelle de risquer tout incident et donc de s’aventurer trop loin en territoire piscillien. Les Déneriens gardèrent ce vote secret sachant que le reste de la Grande Coalition pourrait mal interpréter ce geste. De toute manière les Déneriens ne faisaient qu’appliquer leur philosophie dont le premier principe est d’être prêt au pire, car si le pire devait arriver, alors c’était toute la Coalition qui était potentiellement menacée. Les Sénateurs déneriens voulaient des informations sur les Piscilliens car le deuxième principe des Déneriens est de ne surtout pas rester aveugle face aux menaces. Mieux vaut être trop prudent, que trop téméraire.


http://docs.virtual-developpement.fr/max/or_genese_logo_separation.jpg
Lexique
Topic de discussions
Add-on n°11 : Journal d'un officier piscillien

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