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Nouveaux combattants ? Saison 2, Chapitre 14

#1 L'utilisateur est hors-ligne   Muadthib Icône

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Posté 29 janvier 2013 - 20:00

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~ Nouveaux combattants ? ~
Une invention se meurre, une autre s'éveille...



Le caporal fût touché par une rafale et s’effondra. Daniek eut juste le temps de se mettre à couvert derrière le mur. La moitié de l’escouade avait été mise hors de combat dès le début de l’engagement, et maintenant il abattait avec une efficacité incroyable les survivants. Kasss était à l’abri derrière une moissonneuse et avait toujours son plasma lourd chargé. Nimus était monté sur le toit de la grange pour avoir la cour en visuel, et… et rien en fait, tous les autres s’étaient fait avoir. Impossible de l’engager de front, la seule solution viable était de le contourner pour l’attaquer sur ses flancs depuis la grange et le corps d’habitation principale. En progressant vers le château d’eau, il était possible de rester à couvert en restant à l'abri de la conduite d’irrigation, puis à partir de là… Les réflexions tactiques de Daniek furent interrompues quand il vit Nimus faire des signes. Il eut à peine le temps de comprendre que plusieurs rafales vinrent balayer l’angle du mur, à moins de dix centimètres de sa tête. Finalement, ce n’était plus possible de le prendre par surprise, car il venait droit sur eux. Tandis qu’il tirait sur son précaire abri, Kasss en profita pour se mettre en position de tir et déchaina toute la puissance de son fusil-plasma lourd en poussant un strident cri de guerre sell. Une rafale dans sa direction l’envoya au tapis. Nimus aussi avait ouvert le feu, le touchant plusieurs fois dans le dos et une fois au bras. La seconde rafale le toucha de plein fouet, l’envoyant glisser le long de la pente du toit. Daniek mit un genou à terre, se pencha et épaula son arme. Le premier tir le frappa au genou gauche et il tituba. Daniek eut juste le temps d’esquisser un sourire de triomphe que le bras pivotait dans sa direction. La rafale toucha Daniek avant qu’il n’ait eu le temps d’esquiver, le projetant à terre. La douleur physique était forte, mais pas autant que celle psychologique, pour avoir échoué face à un seul adversaire. Une sonnerie retentit et aussitôt la douleur cessa. Vexé, mais intact, Daniek se releva tout en lui jetant un regard chargé de crainte, de mépris et d’admiration. Les autres membres de l’escouade avaient eux aussi commencé à se relever, tous contemplaient en silence la machine qui les avait vaincus.


- Comme vous avez pu le constater au cours de cette démonstration commandant Arslan, un seul de nos robots est venu à bout d’une escouade standard dotée normalement et ayant une expérience pratique du combat, le tout en douze minutes.


- J’ai vu cela.

Le regard d’Arslan s’attarda sur la stature menaçante de la machine tandis que le docteur Jörgen poursuivait son speech d’auto-congratulation. Non pas qu’il ne le méritait pas, le travail accompli par cette créature métallique était stupéfiant. Son profil était clairement humanoïde, mais sa silhouette massive le faisait ressembler bien davantage à un humain qu’à un galénien ou un korros. Même immobile, en mode d’attente, il paraissait menaçant avec la légère lumière émise par ses capteurs visuels qui donnait à son regard un éclat sanguinaire, presque maléfique. Une âme de métal pour un cœur de Fer, l’ultime guerrier. Et entièrement programmé pour combattre au nom des Croisés.


- Ce modèle proposé par notre division cybernétique correspond en tout point au cahier des charges pour un combattant synthétique que nous avaient fait parvenir vos services.


- Quarante années de développement…

- Mais qui valent désormais chaque seconde d’effort fourni quand on voit le résultat obtenu. Et encore je précise qu’il s’agit là d’un test de combat en autonomie. Lors de la venue des sénateurs, nous organiserons une démonstration en combat urbain avec une escouade complète, dont un modèle de commandement. Le dernier exercice équivalant leur a donné la victoire cinq fois sur cinq contre six escouades d’organiques.


- Mais pas sans pertes ?

- Non bien sûr. Ils ont beau être blindés, ils ne résistent évidemment pas à un tir nourri continu, surtout face à des armes lourdes. De plus, le dégagement de chaleur causé par les impacts de plasma sur leur armure a tendance à brouiller leurs capteurs de visée sans que nous ne puissions corriger la chose. Le tir est du coup moins précis, mais leur nombre et leur puissance de feu compensent aisément ce handicap.


- Ces machines vont peut-être nous permettre de changer le cours de la guerre. De quoi ridiculiser le bref avantage qu'a fourni la CPE aux Coalisés... Qu’en est-il de l’industrialisation ?


- Le bureau des méthodes met la touche finale à la rationalisation de la production. Les usines spécialisées dans la fabrication de véhicules blindés légers seront aisément adaptables aux nouvelles chaînes d'assemblage ce qui nous permettra de démultiplier la production tout en évitant de la centraliser en un seul site potentiellement vulnérable. Je n’ai pas encore reçu leurs derniers compte-rendus, mais je peux vous assurer que d’ici peu vous serez à la tête de la plus grande armée d'immortels jamais assemblée. Et dans tous les sens du terme, je précise...


Arslan ne se donna pas la peine de relever cette tentative d’humour. Le docteur Jörgen avait beau être le directeur du département de recherche des forces armées croisées, il n’en restait pas moins un civil ignorant de certaines réalités.


- J’y compte bien. Malgré notre victoire de Gévaliane, ces trois dernières décennies ont surtout été marquées par la progression lente, mais incontestable de la Coalition. Grâce à vous et votre équipe, le premier corps stellaire cybernétique va nous offrir la victoire. Quand pourrais-je disposer de mon armée ?


- Sous condition de la validation de la commission de l’armement et du lancement de la production en série, je dirais pour l’année prochaine.


- Entendu. J’ai hâte de les envoyer au combat.


[...]

Lorsque le portail spatial qui reliait Kaduir au reste de la galaxie s’activa, la surprise fut générale parmi les défenseurs. En raison de la proximité de la ligne de front, la planète conservait ses unités de la Force de Défense Planétaire en état d’alerte et avec pour tâche de réagir à tout ce qui pouvait sortir de l’ordinaire. Et justement cette activation en faisait partie. Depuis le début de la guerre, les troupes de la FDP de chaque colonie, qu’elle soit coalisée ou croisée, veillaient jour et nuit sur le portail spatial pour protéger leur planète de toute tentative d’invasion. Il va de soi que la circulation des marchandises et des personnes n’étaient pas interrompue, mais au moins ce faisait-elle à des horaires très précis pour éviter toute erreur. Face à cette activation non-programmée, les unités affectées à la défense du portail spatial prirent aussitôt position. Aucune troupe de combats n’avait franchi le portail spatial depuis plus de 700 ans en raison du suicide pur et simple que cela représentait... Le plus probable était qu’il s’agisse d’une transmission prioritaire ou secrète de l’état-major coalisé ne pouvant être transmise par les balises subspatiales. Mais comme il était hors de question de prendre le moindre risque, les soldats braquèrent leurs armes vers la zone d’arrivée. Mais il n’y eut pas de transmission. Quelqu’un se matérialisa, les soldats le mirent en joue tandis qu’une sommation résonnait. Puis un second apparut toujours sans qu’aucune réponse ne soit formulée... Puis un troisième... À ce moment les trois arrivants ouvrirent le feu en direction des soldats et aussitôt l’officier de garde activa les défenses automatiques de la zone. Les tirs de plasma frappèrent sans pitié tous ceux qui passaient le « seuil », mais les entrants étaient de plus en plus nombreux à arriver. Leurs corps s’effondraient déchiquetés et brûlés, mais toujours plus continuaient de traverser. C’est à cet instant que les défenseurs comprirent que quelque chose n’allait pas. Alors que les tourelles lourdes qui défendaient le périmètre étaient normalement capables de couper en deux plusieurs Sells d’un seul tir, il leur fallait deux ou trois rafales pour abattre un seul de ses combattants ennemis. Car tous voyaient la même chose ; même si la zone d’arrivée était jonchée de cadavres, l’ennemi parvenait pourtant à avancer. Ils ne survivaient pas plus de quelques secondes, mais ça leur suffisait pour tirer sur les défenseurs. Et surtout ce n’était pas la chair calcinée qu’ils sentaient, c’était une puissante odeur de métal chauffé à blanc de plastique brûlé. Au bout d’une demi-heure, la moitié des tourelles avaient été neutralisées tandis que, malgré l’arrivée de renfort les troupes, la FDP ne parvenaient plus à endiguer le flot continu des assaillants. Une heure après l’activation initiale, les unités de la FDP battaient en retraite pourchassées par les troupes Croisées. Pour la première fois depuis la Guerre des Hydres, un portail spatial était tombé aux mains d’envahisseurs.


Aussitôt reçu le signal que le portail spatial avait été pris, la troisième flotte croisée de l’Amiral Loebec sortit d’hyperespace au-dessus de Kaduir et commença les opérations de sécurisation de l’orbite en détruisant les plateformes de combat orbitales ainsi que tous les appareils ennemis tentant de fuir ou de se battre. Tandis que les escadres mettaient en place le blocus de la planète, les trois cuirassés et les cinquante-quatre transports lourds modifiés du 1er corps stellaire cybernétique prirent position sous la garde de leur escorte. Le débarquement commença. Les transports lancèrent des modules d’assaut en direction de plusieurs cibles stratégiques en plusieurs endroits de la planète. Ces modules n’étaient en fait que de simples capsules dotées d’un réacteur à combustion et de rétrofusées pour freiner la descente et se diriger dans l’atmosphère. Arrivant à grande vitesse, le choc à l’atterrissage aurait tué n’importe quel soldat présent à l’intérieur, mais pas un Andro-Cistercien. Alors que les modules d’assaut frappaient le sol tels une pluie de météores, les machines de guerre émergeaient des capsules fracassées et rarement intactes qui jonchaient les zones de largages, avant de se diriger vers leurs objectifs. En moins d’une heure, une trentaine de secteurs étaient ainsi envahis par les troupes au sol.

L’unité de commandement TRO-250-0320-0 analysa la transmission de l’escouade 506. L’unité relai signalait l’approche de deux chasseurs atmosphériques. Les paramètres de terrain indiquaient une exposition maximale aux menaces aériennes. L’unité fit tourner sa matrice tactique puis rapidement transmit l’ordre de passer en mode défensif pour pouvoir effectuer un tir de barrage anti-aérien si les appareils ennemis tentaient d’agir. Dans le même temps, ces données furent transmises à la flotte pour demander un soutien aérien. À part ce léger contretemps, toutes les unités progressaient selon le plan et dans les délais exigés. Les troupes locales continuaient à défendre leurs positions, bien que prises par surprise dans 82% des cas, elles offraient une résistance aussi acharnée que désespérée d’après les données relayées par les autres unités de commandement. TRO-250-0320-0 compara les ordres de mission avec le positionnement actuel de ses troupes. La centrale à fission qui alimentait en énergie les deux tiers de la planète était en vue des unités avancées qui n’étaient plus qu’à vingt minutes de leur destination. La pacification de la base militaire avait été plus aisée que prévu et le nombre d’unités opérationnelles était bien au-dessus du seuil minimum pour valider la poursuite de la mission. Le caractère stratégique de la cible impliquait de la prendre intacte, ce qui interdisait le recours aux armes lourdes. La prise de la centrale allait se faire au corps-à-corps.

Les environs de la centrale étaient dépourvus de toute végétation ce qui permettait de repérer le moindre intrus à plus de trois kilomètres de distance. Mais les andro-cisterciens ne se souciaient pas d’être vus. Ils avançaient en petites foulées, de manière à être rapides tout en conservant une bonne stabilité de tir. Quand les premiers furent touchés par les tirs provenant des postes de garde de la centrale, ils ne ripostèrent pas, mais ne ralentir, pas non plus. Les canons-plasma fauchèrent plusieurs d’entre eux, mais ils étaient trop nombreux et continuaient à se rapprocher. Les gardes utilisaient désormais leurs fusils-plasma et lançaient des grenades sur les rangs des andro-cisterciens qui étaient toujours plus proches. Le déluge de feu frappait sans merci les premiers rangs des assaillants, mais pour chaque andro-cistercien qui tombait l’armure criblée d’impact, dix autres enjambaient sa carcasse. Ce n’est qu’arrivé à moins de cent mètres que les andro-cisterciens ouvrirent le feu. Sans même ralentir ils emportèrent les postes de défense comme un ressac de métal avant de se répartir dans les installations. Les portes furent déverrouillées à coup lance-plasma ou, quand elles étaient blindées, avec des chalumeaux. Les gardes et le personnel tentèrent d’ériger des barricades dans les couloirs, de sceller des sas ou de déployer des tireurs sur les passerelles, mais les andro-cisterciens nettoyaient les lieux salle après salle, couloir après couloir, escalier après escalier en tuant tous ceux qui se mettaient en travers de leur chemin. Chaque andro-cistercien détruit était aussitôt suivi d’un autre qui abattait promptement l’individu qui aurait pu s’en enorgueillir. Les couloirs se remplissaient de cadavres pour à peine quelques épaves. Rien ne pouvait les arrêter.

Depuis le centre de contrôle tactique du cuirassé Kyrènes, Arslan regardait les écrans de contrôle où les rapports des commandants andro-cisterciens défilaient depuis la veille, les abreuvant d’informations sur la progression des troupes à la surface de la planète. Tout se passait comme prévu et mieux encore. Il commençait à juger de l’opportunité d’ordonner aux transporteurs de faire la seconde rotation pour déployer des renforts au sol quand un toussotement le fit se tourner vers sa gauche.


- Commandant, l’amiral Loebec nous fait savoir que ses éclaireurs n’ont signalé aucun appareil coalisé, il annonce qu’il va étendre le rayon d’action de ses appareils de reconnaissance.


Il semblait fatigué, le poids des âges se faisait de plus en plus sentir pour le vieil officier. Arslan sentit une bouffée de fierté et d’affection en repensant au soutien sans faille qu’avait montré son second depuis si longtemps.


- Très bien… Pirios, dîtes-moi, depuis combien de temps servez-vous à mes côtés. 75 ans ? 80 ?


- 79, mon commandant.

- Si longtemps déjà. Vous vous en rappelez ? Nous étions là dès le commencement, les combattants de la première heure.


- Les gens comme nous ont façonné la destinée de la galaxie.

- Oui, sans le moindre doute. Mais savez-vous quel a été le plus grand moment de notre vie ?


- Commandant ?

- Selon vous, fut-ce la sécession ? Ce moment où nous avons pris notre destin en main. Gévaliane ? La plus grande bataille spatiale de tous les temps et que nous avons remportée. Le sommet de Delubronne ? Quand les sénateurs se sont tous alignés derrière nous pour m’adouber en héraut de la cause.


- Je dirais sans doute un peu des trois, commandant. Chacune de ses actions à elle seule représente l’accomplissement que chacun recherche, mais vous, vous avez fait les trois.


- Et pourtant non, Pirios. Le moment que l’Histoire retiendra, nous le vivons en cet instant même. Savez-vous ce que Taronas m’a dit après le sommet de Delubronne ? Que j’étais un imbécile. Que l’Histoire nous avait enseigné que ce n’était pas la plus grande armée qui l’emportait, mais celle qui avait un plan. Qu’on ne pouvait gagner une guerre en envoyant des cuirassés vagues après vagues, que seule l’utilisation intelligente de ses ressources permettait de l’emporter. La Coalition a gagné la Guerre des Hydres grâce aux renseignements déneriens et à leur exploitation par les Grands Sages, et Deronna l’a sauvé en son temps, car il savait lire les mouvements de nos flottes et où engager ses forces pour une efficience maximale. Mais aujourd’hui nous venons de changer l’Histoire.


- Les andro-cisterciens ?

- Tout juste. Désormais la victoire ne pourra plus nous échapper, car nous sommes maintenant en mesure d’envoyer vague après vague des combattants synthétiques qui ne connaissent ni la peur ni la pitié. La Coalition ne pourra pas endiguer le flot de machines que nous allons lancer contre elle. Aucun renseignement ne changera quoi que ce soit désormais. C’est la loi du plus fort qui s’imposera à travers la galaxie n’en déplaise aux rêveurs du genre de Taronas. Les armées de la Grande Coalition ne feront pas le poids contre la combinaison de nos andro-cisterciens et de nos escadres de vaisseaux de guerre, plus aucun jeu d’espion ne lui permettra de survivre. Ce n'est pas encore la fin, mais je pense qu'aujourd'hui nous avons entamé le commencement de la fin.


À l’écran principal, un nouveau message s’était affiché. Le gouvernement planétaire offrait sa reddition...




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Lexique
Topic de discussions
Add-on n°2-14 : Les Andro-cisterciens

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